My Ferry Link : un accord signé après plusieurs mois de conflit social

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Par Nord Actu – Publié le 2 septembre 2015 à 12 h

Lundi 31 Août : le Syndicat maritime Nord, Eurotunnel, l’entreprise Danoise DFDS et le Secrétaire d’Etat aux Transports sont parvenus à signer un accord mettant fin à un bras de fer musclé entre les marins et les candidats repreneurs.

Pour bien comprendre les enjeux, un petit rappel chronologique des évènements s’impose :

2012 : Fin du consortium Trans-Manche des compagnies de ferries britannique, française, belge et néerlandaise.

Création de la marque My Ferry Link gérée par une SCOP fondée par des anciens salariés de SEA France. Les 4 ferries exploités sont la propriété d’Eurotunnel qui les loue à la SCOP.

L’opération permet de maintenir une compagnie française pour les liaisons Calais-Douvres et sauve près de 400 emplois.

Juin 2013 : La Commission de la concurrence britannique ordonne à Eurotunnel, actionnaire mais pas armateur, de cesser son activité de liaisons Calais-Douvres par Ferry, arguant d’une situation de monopole. Eurotunnel conteste et une longue bataille judiciaire s’engage.

Mai 2015 : Eurotunnel gagne en justice, mais souhaite peu après revendre les navires à DFDS un concurrent danois suite à des malversations constatées dans la gestion des ferries.

Juin 2015 : Les marins opposés à la revente des ferries, lancent des actions coup de poings dans le but de sauver tous les emplois. Blocage du port de Calais, blocage de l’autoroute, puis occupation de deux navires.

Juillet 2015 : La SCOP est liquidée et les 487 salariés sont licenciés.

Depuis le secrétaire d’Etat aux transports, a mis en place 7 tables rondes successives avec les différents acteurs pour trouver une issue au conflit qui les oppose.

Ce lundi 31 Août, un accord a enfin été signé entre les marins, Eurotunnel, DFDS et l’Etat.

Quels en sont les principaux points :

  • DFDS reprend 202 salariés.
  • Eurotunnel s’engage a en récupéré 130 pour l’exploitation du navire « Nord Pas de Calais » et 70 au sein de son service sécurité.
  • 402 salariés sont donc repris sur 487 (sous réserve que la Commission de la concurrence britannique ne fasse pas annuler l’exploitation du Nord Pas-de-Calais par Eurotunnel).
  • L’occupation des navires va prendre fin, et Eurotunnel doit débloquer 600 000 euros.

Si le conflit semble prendre une tournure d’apaisement, l’accord reste fragile et dépendra surtout de la décision de la Supreme Court of London sur la possibilité pour Eurotunnel d’exploiter des liaisons Calais-Douvres par ferry.

 

Rédaction de Nord actu

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