La 21ème Conférence des Parties (COP 21) : vers un accord universel ?

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03/12/2015 – 21H30 Calais (nordactu.fr)

Depuis 20 ans, le réchauffement climatique est l’enjeu d’une prise de conscience mondialisée sur les conséquences écologiques, économiques et sociales de l’augmentation trop importante de la température de la planète.

En 1995, la première COP 1 eut lieu à Berlin (Allemagne). Historiquement, les pays industrialisés profitaient de la croissance avec des énergies peu coûteuses et émettrices de CO2 et s’opposaient aux pays en voie de développement émergents qui eux, ne souhaitaient pas être freinés par des règles nouvelles.

En 2014, la conclusion de la COP 20 à Lima (Pérou) fut que la responsabilité devait être partagée mais elle devait s’accorder sur un principe de différenciation.

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, au Bourget (93), la France va présider la COP 21 et débatte de cette différenciation. Les 195 Etats représentés s’accordent sur le fait qu’il était urgent de limiter le réchauffement climatique à 2°C. Aux dires d’experts, si nous suivons la courbe actuelle, la hausse de la température serait de 4°C d’ici à la fin du siècle.

La France s’est engagée, d’une part, à accueillir les délégués des Etats et les observateurs des Nations Unies et d’autre part, à faciliter les négociations pour trouver un accord consensuel qui devrait entrer en vigueur en 2020, date de la fin du protocole de Kyoto. Après cette date et en cas d’échec de l’accord mondial  les pays contraints à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre n’auront plus aucune obligation.

Des discussions techniques des parties prenantes pourraient être ralenties à cause des postures politiques et des points de blocage notamment pour définir les critères à retenir pour classifier les Etats par « groupes » mais aussi sur le montant de la facture à payer annuellement.

La présidence française devra instaurer le dialogue constructif autour de ces différents points de blocage en inspirant l’action mondiale afin d’établir un agenda de solutions qui ne devra pas être un partage du fardeau mais une opportunité de trouver de nouveaux modèles économiques pour ralentir le processus de réchauffement annoncé.

Marie-Simone POUBLON

Crédit photo: flickr.com

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