La COP 21 : le whisky* japonais fera t-il fondre la glace ?

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12/12/2015 – 20H00 Paris (nordactu.fr)

Quel lien y a t-il entre le réchauffement climatique et le whisky japonais, me direz-vous ?

Nous savons tous que l’Ecosse reste le maître incontesté en matière de Whisky, avec l’Irlande qui se qualifie très honorablement…

Nos amis nippons, dès les années 1880, découvraient avec un esprit pionnier le whisky qu’ils importaient d’Ecosse vers Osaka. Le défi de Torii, consistait alors à vendre du whisky et à éduquer le palais des japonais à ce nouveau breuvage ! L’échec fut cuisant et conduisit à une nouvelle stratégie. C’était au vin à s’adapter au palais des japonais et non l’inverse.

Puis vint Taketsuru le chimiste. Apprenant toutes les ficelles de la distillation, lors de son séjour en Ecosse en 1918, il devint le maître de l’art de l’assemblage. Ironie du sort (ou non !) il épousait une écossaise en 1920. Mais la première guerre mondiale interrompu l’ambitieux japonais.

Qu’à cela ne tienne ! Torii décida de créer son propre Whisky purement japonais. Il embaucha Taketsuru. Ces derniers n’étaient pas d’accord sur un point : le climat ! Un climat très marqué pour l’un, un climat apparenté à l’Ecosse pour l’autre permettait de mieux produire le whisky !

Aujourd’hui le whisky japonais tente de nous séduire sur le marché français alors que l’empreinte carbone est l’un des plus importants de l’industrie alimentaire, sans omettre le coût du transport car le whisky est majoritairement exporté et celui du traitement des déchets d’emballage souvent luxueux et lourds. Le processus de distillation consomme également une énorme quantité d’énergie.

Il y a cinq ans en Ecosse, une distillerie sur l’île d’Islay, a réduit l’impact environnemental et supprimé le coût de la facture de transport grâce à la « digestion » anaérobie des déchets (552 000 bouteilles, 23000 €/an). 80 % de l’électricité consommée par la distillerie (35000 €/an) a été produite avec les déchets et le retour sur investissements a été réalisé en trois ans.

Alors étalonnons le whisky japonais sur le whisky écologique écossais !

L’arbitrage devra se faire entre le réchauffement climatique et le consomm’acteur de l’écologie intelligente pour la réduction des gaz à effet de serre. Consommons ce qui est maîtrisé pour l’environnement, avec bon sens.

A quand les « sushis polonais » ou le foie gras du « père Igor » à l’empreinte carbone explosive !

*à consommer avec modération

Marie-Simone POUBLON

Crédit photo: wikimédia

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