DEMANTELEMENT DES PLATEFORMES OFFSHORES EN MER DU NORD

Partagez sur Twitter, Facebook ou Google+
Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+

Les secteurs de l’industrie et de l’énergie ont une obligation réglementaire issue de la norme internationale International Accounting Standards (IAS 16 – règlement CE N°1126/2008) qui impose la règle de démantèlement pour les plateformes pétrolières en mer du Nord à l’issue de leur exploitation.

C’est le cas aujourd’hui pour la compagnie SHELL exploitant le gisement d’hydrocarbures BRENT qui fournissait au royaume uni près de 15% de l’énergie depuis 40 ans.

La règle internationale comptable IAS 16 consiste à provisionner réglementairement (1) dans le bilan des entreprises le coût du démantèlement (1).

Mais voilà, ces coûts n’étaient pas encore prévus en 1970 !

Entrée en vigueur en 1998, la convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est, dite Convention OSPAR – Oslo-Paris (2) interdit aux exploitants d’abandonner  leurs installations.

Depuis 2006, plus de 150 puits ont été colmatés. Mais que faire des « monstres de béton et d’acier » lorsque leur masse équivaut à 70 fois la Tour Eiffel. Une solution « la pince-coupante ». Rassurez-vous, elle existe.

Il faut également prendre en considération la dépollution des structures porteuses sous-marines. Les exploitants affirment que le béton ou les tubes métalliques ne causent aucune pollution, ni nuisance pour la pêche.

Pour les exploitants français, le démantèlement devrait commencer dès 2017 si le Ministère de l’énergie et du climat donne son accord fin 2016.

Qui paiera la note ? Une certitude : SHELL n’investira pas dans la dépollution sous-marine. Seules les parties aériennes seront enlevées. 95 % des matériaux seront ramenés à terre. Ils pourront, ou non, être recyclés (acier, câbles, cuivre, coton, peinture, plomb, amiante, déchets radioactifs). Dans le golfe du Mexique, de nombreuses plateformes offshores mises en service dans les années 1950, ont été coulées par le géant EXXON.

Que feront les britanniques avec leur 450 installations à démanteler d’ici à 2040 ? Le BREXIT (I want my money back !) commence dès aujourd’hui par une mesure concrète pour ses habitants : la facture sera payée par les ménages qui débourseront chacun environ 1000 livres pour financer, conjointement, avec les pouvoirs publics les coûts des démantèlements.

Voici une leçon économique et écologique d’intérêt pour commencer à se prononcer sur la construction des éoliennes offshores sur nos littoraux de la région Nord-Pas de Calais-Picardie.

Quid des coûts de pollution sous-marins ?

Les écosystèmes de la zone montrent des signes de transformations qu’il faut prendre en considération : surpêche, risque sismique, vibration, pollution

Reste à voir si nos poissons n’apprécieraient pas un abri en béton !

Marie-Simone Poublon pour Nord Actu

 

Partagez sur Twitter, Facebook ou Google+
Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *