A force de vouloir faire ses courses à bas coût, on se retrouve en Azerbaïdjan…

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Le Losc débutait jeudi soir sa saison en compétition officielle avec son entrée en Europa ligue face au club azéri de Qabala, troisième du dernier championnat d’Azerbaïdjan. Les lillois partaient favoris mais s’attendait à une confrontation difficile,  d’une part parce que les clubs azéris commencent à avoir des résultats en coupe d’Europe depuis quelques années, d’autre part parce que les dogues sont en retard au niveau de la préparation par rapport à leurs adversaire qui ont déjà disputé deux tours d’Europa ligue éliminant au passage les géorgiens de Samtredia et les hongrois du MTK Budapest en marquant la bagatelle de dix buts en quatre matchs.

Le Losc a effectué quatre matchs de préparation pour deux nuls et deux victoires sans prendre de buts mais sans rencontrer d’adversaire de grande valeur.
Frederic Antonetti ne pouvait compter ni sur Bouffal, encore blessé pour plusieurs semaines, ni sur Eder et Sankare, trop justes dans leur préparation. Palmieri, coté gauche, était la seule recrue alignée, remplaçant Sidibé parti à Monaco. L’animation du jeu était confié à Lopes mais curieusement, Mendes était aligné en pointe.
La pelouse du stade Pierre Mauroy étant une nouvelle fois changée suite au concert de Rihanna (vous avez dit gabegie ?), la rencontre se déroulait au stadium nord à guichet fermé mais sans que les virages ne soient ouverts.
Les lillois avaient du mal à rentrer dans la partie et après une première frayeur suite à une incompréhension entre Enyeama et Civelli, Vernydub ouvrait la marque suite à un corner sur lequel le marquage de la défense lilloise était inexistant. Si la domination est nordiste avec notamment un Lopes percutant et nombre de frappes contrées, la deuxième occasion sérieuse est encore azéri mais Enyeama stoppe la tentative de Weeks. Les choses ne s’arrangent pas à la demi-heure de jeu avec la blessure d’Obbadi remplacé par Benzia. La dernière opportunité du premier acte est encore pour Qabala mais Enyeama stoppait le tir de Zenjov. La pause était atteinte sous les sifflets d’un public n’ayant vu aucune occasion lilloise.
Heureusement, le visage de l’équipe lilloise allait radicalement changer en seconde période et après un bon tir Benzia claqué par le gardien Bezotosny, Mendes reprenait victorieusement une première tête de Civelli renvoyée par la barre dés le retour des vestiaires. S’en suivra une domination totale des dogues pendant toute la seconde période avec plusieurs occasions chaudes : un cafouillage dans la surface suite à un centre de Palmieri (52°), une frappe de Benzia arrêtée par le gardien (59°), une frappe ratée de Mendes pourtant en bonne position (65°) et frappe en déséquilibre de Benzia (78°). La seule opportunité adverse sera constituée par une tête de Weeks juste au dessus à la 75°. Les cinq dernières minutes nous offriront un festival d’occasions lilloises : frappe de Benzia repoussée par le gardien (84°), tirs de Lopes une nouvelle fois arrêté par Bezotosny (86°) puis juste à coté (88°). Dans les arrêts de jeu, se succéderont une tête de Basa sauvée sur sa ligne par le portier azéri, une tête ratée par Bautheac pourtant en position idéale et un dernier arrêt du gardien sur un nouveau tir de Lopes.
Les deux équipes se séparent sur un match nul constituant une mauvaise affaire pour les dogues avec le but encaissé à domicile. La situation n’a bien évidemment rien de désespérée avant le match retour qui aura lieu dans une semaine à Bakou mais il faudra absolument marquer là bas, le Losc devrait cependant afficher un visage plus intéressant avec l’avancée de la préparation. Les satisfactions de la rencontre se nomment Palmieri et Corchia, les deux latéraux ayant montré une belle activité, Lopes, accélérateur du jeu, Benzia, dominateur dés son entrée et Mendes remuant en première mi-temps avant de s’éteindre progressivement. Malheureusement, le meilleur de la rencontre se nomme sans doute Bezotosny, le grand gardien de but de Qabala s’imposant sans coup férir dans les airs et étant l’auteur de plusieurs parades décisives.
Christophe Plantevin
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